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AVANT PROPOS
La commune de CARTICASI s’est engagĂ©e dans la rĂ©gularisation de la source de LICCITELLU servant Ă  son alimentation en eau potable. ConformĂ©ment Ă  la lĂ©gislation en vigueur, la DĂ©claration d’UtilitĂ© Publique (DUP) est indispensable pour autoriser les prĂ©lĂšvements d’eau dans le milieu naturel et acquĂ©rir, si cela est nĂ©cessaire, les terrains pour la rĂ©alisation des pĂ©rimĂštres de protection immĂ©diat, rapprochĂ© et Ă©loignĂ© afin de prĂ©server les points d’eau contre tout pollution.

Afin de rĂ©gulariser d’un point de vue rĂ©glementaire cette ressource, la commune doit Ă©laborer un dossier administratif de demande d’autorisation afin d’obtenir notamment l’autorisation prĂ©fectorale de prĂ©lĂšvement dans le milieu naturel qui doit faire l’objet d‘une notice d’incidence au titre de la Loi sur l’Eau si le prĂ©lĂšvement est supĂ©rieur Ă  10 000 m3/an.

Dans le cas prĂ©sent, si l’on se base sur le bilan des besoins rĂ©alisĂ© par la DDAF en 2007 (projet de renforcement des capacitĂ©s de stockage et de distribution du village), Ă  savoir 7 Ă  10 m3/j en pĂ©riode hivernale et 54 m3/j en pĂ©riode estivale soit sur 40 jours maximum (ces besoins estivaux monteront Ă  64 m3/j d’ici 2025), on obtient un volume prĂ©levĂ© au milieu naturel de l’ordre de 6 000 m3 par an.

Cette ressource ne relĂšve pas du rĂ©gime de la DECLARATION en application des articles L214-1 et L214-2 du code de l’environnement et du dĂ©cret n° 2006-881 du 17 juillet 2006 modifiant le dĂ©cret n°93-743 du 29 mars 1993 relatif Ă  la nomenclature des opĂ©rations soumises Ă  autorisation ou Ă  dĂ©claration en application de l’article 10 de la loi n°92-3 du 3 janvier 1992 sur l’eau et le dĂ©cret n°94-354 du 29 avril 1994 relatif aux zones de rĂ©partition des eaux.

« 1.1.2.0. PrĂ©lĂšvements permanents ou temporaires issus d’un forage, puits ou ouvrage souterrain dans un systĂšme aquifĂšre, Ă  l’exclusion de nappes d’accompagnement de cours d’eau, par pompage, drainage, dĂ©rivation ou tout autre procĂ©dĂ©, le volume total prĂ©levĂ© Ă©tant:
1° Supérieur ou égal à 200 000 m3/an (A) ;
2° Supérieur à 10 000 m3/an mais inférieur à 200 000 m3/an (D). »

Le projet est en dessous du seuil de déclaration de la rubrique 1.1.2.0.

NĂ©anmoins, le document ci-dessous analyse les incidences potentielles du captage sur les ressources hydrologiques superficielles et souterraines et prĂ©sente les mesures compensatoires mises en Ɠuvre en application de l’article L1321-2 du code de la santĂ© publique.

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1.NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR
MAÎTRE D’OUVRAGE : Commune de CARTICASI
Mairie
20 244 CARTICASI

TEL : 04 95 48 41 08
FAX : 04 95 48 41 08

2.EMPLACEMENT DU PROJET

Le captage de LICCITELLU est localisĂ© Ă  environ 2,5 km au sud est du village sur le territoire communal dans le massif de SAN PETRONE. On y accĂšde en vĂ©hicule tout terrain depuis la RD n°15 par un chemin Ă©tabli par la commune lors de la construction du rĂ©seau d’adduction en 1986.

Ce captage se situe à l’altitude 1000m NGF à environ 300 ml en rive droite au dessus de la riviùre de CASLUNA, sur la parcelle cadastrale B343 de la commune de CARTICASI.

Coordonnées LAMBERT IV du projet:

X = 575 079 – Y= 4 229 572 – Altitude NGF 1000 m.

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3. NATURE, CONSISTANCE, VOLUME ET OBJET DU PROJET

La commune de CARTICASI dispose actuellement d’une ressource en eau correspondant Ă  un captage d’eaux souterraines qui n’a jamais fait l’objet de DUP pour l’instauration de pĂ©rimĂštres de protection. Aujourd’hui, il est nĂ©cessaire par rapport aux exigences de la rĂ©glementation en vigueur de mettre en Ɠuvre la procĂ©dure des pĂ©rimĂštres de protection.

3.1. BESOINS EN EAU DE LA COMMUNE

La commune de CARTICASI vient de réaliser son projet de renforcement des capacités de stockage et de distribution du village en Octobre 2007 par la DDAF.

Cette analyse a permis de faire un diagnostic dĂ©taillĂ© du rĂ©seau d’adduction et de distribution et de leurs ouvrages associĂ©s et a dĂ©bouchĂ© sur un programme de travaux. Ce projet de renforcement de l’alimentation en Eau Potable a aussi permis d’évaluer les besoins en eau actuels et futurs Ă  l’horizon 2025.

A partir de consommation spĂ©cifique de 170 Ă  230 L/j/hab, d’une estimation des populations permanentes et estivales actuelles et futures (300 hab), d’un rendement du futur rĂ©seau de 90%, la demande journaliĂšre maximale Ă  l’horizon 2025 Ă©tait de l’ordre de 64 m3/j. On rappellera que ces besoins seront effectifs uniquement sur une pĂ©riode de l’ordre de 40 j; le reste de l’annĂ©e, les besoins sont Ă©valuĂ©s Ă  7-10 m3/j.

Tableau 1 : Evaluation de la population sédentaire.

Tableau 2 : Evaluation de la population estivale.

3.2. DESCRIPTION DE LA RESSOURCE EXISTANTE ET DU RESEAU
3.2.1. Description de la ressource
Actuellement, la commune de CARTICASI est alimentĂ©e par la source de LICCITELLU situĂ©e Ă  2,6 km Ă  l’Ouest du village. L’ouvrage de captage est installĂ© Ă  l’extrĂ©mitĂ© d’une piste caillouteuse de 2 km accessible en 4×4 depuis la RD 15 et construite lors de la pose du rĂ©seau d’adduction en 1986.

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Figure 2 : Situation du captage – vue aĂ©rienne (Google Earth 2010)

Au pied d’un Ă©boulis et d’un massif de Serpentinite dont les reliefs varient de 1500 Ă  1800 m NGF, la source du LICCITELLU provient d’un versant recouvert de colluvions indiffĂ©renciĂ©s et de roches prĂ©sentant de fortes fracturations orientĂ©es NNW-SSE. L’épaisseur et la composition des dĂ©pĂŽts colluvionnaires du versant immĂ©diat, constituent un bon rĂ©servoir ce qui explique le dĂ©bit important et abondant tout au long de l’annĂ©e.

L’ouvrage de captage est une chambre en bĂ©ton de 4 m de longueur par 1,30 m de largeur fermĂ© par une porte verrouillĂ©e.
On notera que le pĂ©rimĂštre immĂ©diat n’est pas clĂŽturĂ©.
Sur la partie amont, le sol est majoritairement recouvert d’éboulis laissant s’infiltrer les eaux mĂ©tĂ©oriques. On suppose que la partie situĂ©e tout contre la paroi amont forme un rĂ©ceptacle pour les roches Ă©boulĂ©es et joue ainsi le rĂŽle de retenue sur le parcours des eaux sub-surfaciques. Etant donnĂ©e la forte pente de ce versant (50%), la poussĂ©e gĂ©nĂ©rĂ©e par l’écoulement de l’eau au niveau de l’ouvrage existe. Des Ă©coulements apparaissent sur les cotĂ©s extĂ©rieurs de l’ouvrage. La totalitĂ© des Ă©mergences ne semble pas ĂȘtre maĂźtrisĂ©e. L’ouvrage laisse donc s’échapper une quantitĂ© d’eau non mesurable.
A l’intĂ©rieur de l’ouvrage, la source est captĂ©e par 3 drains dĂ©bouchant dans une rigole en bĂ©ton qui canalise l’eau vers un regard de dessablage. A cotĂ© du drain n°1 un petit jet d’eau s’échappe de la paroi, ce qui dĂ©note une pression considĂ©rable du cotĂ© amont. A terme, un affaiblissement gĂ©nĂ©ral du mur est Ă  craindre. Une consolidation Ă  cet endroit particulier serait souhaitable.

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D’autre part, une dĂ©tĂ©rioration du bĂ©ton est visible. Les fers Ă  bĂ©ton sont apparents et le matĂ©riau s’effrite.

SchĂ©ma de l’ouvrage de captage de LICCITELLU

Au niveau du regard de dessablage, un trop-plein et une vidange ont Ă©tĂ© installĂ©s. Le regard assure Ă©galement la fonction de dĂ©cantation – une dizaine de litres de graviers sont extraits chaque annĂ©e de cet ouvrage. Le dĂ©part de la canalisation d’adduction PVC Dn 75 mm est Ă©quipĂ© d’une crĂ©pine. La canalisation est enterrĂ©e sous toute la longueur de la piste jusqu’à la RD 15.

‱ Description de l’environnement amont :

La visite de terrain a montrĂ© que la vĂ©gĂ©tation prĂ©sente sur cette partie de la montagne Ă©tait rase et peu importante. La pente est importante – supĂ©rieure Ă  50% – et lors de fortes pluies, il est possible que des ravines se forment et aboutissent, pour partie, jusqu’à l’ouvrage de captage et se mĂ©langent aux eaux sub-surfaciques captĂ©es par les drains. La prĂ©sence d’enclos destinĂ©s Ă  la stabulation animale n’a pas Ă©tĂ© relevĂ©e mĂȘme s’il reste possible que certains animaux (vaches par exemple) se retrouvent Ă  dĂ©ambuler librement dans les limites des futurs pĂ©rimĂštres de protection immĂ©diat et rapprochĂ©.
3.2.2. Fonctionnement du rĂ©seau de l’adduction Ă  la distribution
3.2.2.1. Nature des réseaux et évolution
Le village dispose actuellement d’un rĂ©seau de distribution d’eau potable desservant l’ensemble des habitations. Le rĂ©seau a Ă©tĂ© construit en 1962. Il est constituĂ© intĂ©gralement de canalisations en amiante-ciment de diamĂštre intĂ©rieur 80 mm (rĂ©seau principal de distribution) et 50 mm (antennes de distribution) et d’un rĂ©servoir en maçonnerie, d’une capacitĂ© utile de 75 m3, implantĂ© sur le mamelon constituant l’extrĂ©mitĂ© de la crĂȘte sur laquelle est construit le village. L’étanchĂ©itĂ© intĂ©rieure de cet ouvrage a entiĂšrement Ă©tĂ© refaite en 1999. La ressource en eau fut Ă  l’origine limitĂ©e Ă  une seule source captĂ©e en 1962.
Suite Ă  l’augmentation de la population estivale et du niveau de confort des logements, le volume d’eau journalier disponible en pĂ©riode estivale est devenu insuffisant, une deuxiĂšme source fut provisoirement raccordĂ©e (captage sommaire). Un renforcement de la ressource en eau fut ensuite rĂ©alisĂ© en 1986 par le captage de la source au lieu-dit « Liccitellu ». L’adduction de cette source

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sur le réseau communal fut construite sur environ 5 km en canalisations P.V.C. de diamÚtre intérieur 75,8 mm. Les deux sources précédemment captées furent abandonnées. Le débit de la source du « Liccitellu », relevé en juin 2003, était de 20 L/s, soit plus de 1 700 m3 par jour.

Le projet de renforcement du systĂšme de distribution d’eau potable du village comprend la construction d’un nouveau rĂ©seau de distribution sur l’ensemble du village, intĂ©grant la dĂ©fense contre l’incendie et la construction d’une cuve complĂ©mentaire de stockage d’eau d’une capacitĂ© de 45 m3.

Il consistera Ă  mettre en place un rĂ©seau de distribution d’eau sur l’ensemble du village en remplacement du rĂ©seau existant, de façon Ă  couvrir, dans de bonnes conditions de confort, les besoins en eau de bonne qualitĂ© sanitaire de l’ensemble des habitations. Le nouveau rĂ©seau sera rĂ©alisĂ© en canalisations P.V.C. Ă  joint Ă©lastomĂšre Ă  emboĂźtement ou en canalisations P.E.H.D. Il comprendra un tronçon principal et des tronçons secondaires (antennes de distribution). Ces tronçons seront implantĂ©s en tranchĂ©e sous la voirie communale et, partiellement, sous la voirie dĂ©partementale (traversĂ©e de la R.D. n°15).
Au point bas du tronçon principal de distribution (RD n°15), un robinet-vanne de vidange sera installĂ©. L’exutoire de la vidange Ă©quipĂ© d’un clapet de nez sera raccordĂ© au rĂ©seau d’évacuation des eaux de ruissellement par l’intermĂ©diaire du regard d’assainissement le plus proche.
Un poteau d’incendie sera Ă©tabli au niveau de la R.D. n°15, au centre d’un cercle de rayon de 200 mĂštres couvrant la totalitĂ© du village. Une bouche de lavage sera installĂ©e Ă  l’extrĂ©mitĂ© aval de chaque antenne de distribution afin de permettre la purge rĂ©guliĂšre du rĂ©seau.
Les branchements particuliers seront posĂ©s Ă  partir de la canalisation de distribution la plus proche. Le dispositif comprendra le raccordement (collier de prise en charge essentiellement), la vanne de coupure ÂŒ de tour sous bouche Ă  clĂ© et la canalisation de branchement rĂ©alisĂ©s en canalisations P.E.H.D. de diamĂštre 25 mm et un dispositif de comptage individuel sous niche ou en regard.

Afin de maintenir une pression suffisante pour les habitations les plus proches du rĂ©servoir en partie supĂ©rieure du rĂ©seau – qui connaissent actuellement de gros problĂšmes d’alimentation en eau lors des pointes de consommation – un rĂ©seau surpressĂ© sera Ă©tabli en dĂ©rivation sur la canalisation de distribution principale.

Pour un fonctionnement sĂ»r et rationnel, le rĂ©seau doit disposer d’un volume de stockage disponible Ă©quivalent Ă  une journĂ©e et demi de consommation de jour de pointe estivale, soit Ă  terme 120 m3. Ce volume permet en outre d’assurer la dĂ©fense incendie par le rĂ©seau, conformĂ©ment Ă  la rĂ©glementation.
Un nouveau rĂ©servoir supplĂ©mentaire d’un volume de 45 m3 sera construit accolĂ© Ă  l’ouvrage existant. Ce nouvel ouvrage sera rĂ©alisĂ© en bĂ©ton armĂ© avec parement en pierres naturelles jointoyĂ©es. Il sera raccordĂ© au rĂ©seau de distribution en parallĂšle avec le rĂ©servoir existant et sera muni d’une vidange indĂ©pendante, raccordĂ©e Ă  l’exutoire de la vidange existante, et Ă©quipĂ©e d’un clapet de nez.

3.2.2.2. Qualité des eaux brutes et des eaux distribuées
Sur le plan de la qualité physico-chimique des eaux brutes, les analyses révÚlent une eau peu minéralisée, peu agressive pour les canalisations. La quasi-totalité des polluants recherchés sont non détectables car en dessous des seuils du laboratoire. La teneur en composés azotés est trÚs faible.

Sur le plan bactĂ©riologique les analyses ne rĂ©vĂšlent pas de contamination fĂ©cale ou autre d’origine organique. Il est vrai que le bassin versant d’alimentation du fait de sa forte pente et de son occupation du sol (Ă©boulis, vĂ©gĂ©tation clairsemĂ©, boisements diffus) ne constitue pas une zone potentielle Ă  risque mĂȘme vis-Ă -vis de la divagation d’animaux domestiques ou sauvages.

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Le suivi de la qualitĂ© des eaux distribuĂ©es (3 Ă  5 analyses par an sur le rĂ©seau de distribution ou au niveau du rĂ©servoir) par la DDASS sur le paramĂštre bactĂ©riologique, seul paramĂštre suivi pouvant remettre en cause la potabilitĂ© de l’eau, ne rĂ©vĂšle pas de problĂšme majeur mĂȘme si certaines analyses ne sont pas conformes (2008 et 1998-2000).

Tableau 3 : Pourcentage de conformité sur le paramÚtre bactériologique

C’est pourquoi afin de garantir une eau de bonne qualitĂ© bactĂ©riologique, il est prĂ©conisĂ© de mettre en place un dispositif de stĂ©rilisation de nature Ă  solutionner de façon durable l’alimentation en eau du village de CARTICASI du point de vue qualitatif.
3.3. DESCRIPTION DU PROJET DE REGULARISATION DES RESSOURCES
3.3.1. Mise en place des périmÚtres de protection
La commune de CARTICASI est responsable de la qualitĂ© de l’eau de consommation distribuĂ©e Ă  leur population par le rĂ©seau de distribution publique. Elle doit s’assurer que cette eau satisfait aux normes sanitaires, et mettre en Ɠuvre l’ensemble des mesures susceptibles de protĂ©ger la qualitĂ© de la ressource.
Les pĂ©rimĂštres de protection s’affirment comme l’outil privilĂ©giĂ© pour atteindre cet objectif. Ils dĂ©limitent autour des points de prĂ©lĂšvement d’eau des zones dans lesquelles les activitĂ©s potentiellement polluantes sont interdites ou rĂ©glementĂ©es, afin de garantir une qualitĂ© de l’eau satisfaisante au regard des normes de potabilitĂ©.
Il s’agit de protĂ©ger les captages vis-Ă -vis :
- essentiellement des pollutions accidentelles et ponctuelles à proximité du captage (ex : déjections animales au droit du captage) ;
- mais aussi des pollutions indirectes provenant des activitĂ©s exercĂ©es sur l’ensemble de la zone d’alimentation du captage (ex : pollution de la nappe par dysfonctionnement des systĂšmes d’assainissement individuel).

L’hydrogĂ©ologue agrĂ©Ă© a prescrit pour chacun des pĂ©rimĂštres de protection des prescriptions techniques en termes d’interdictions et/ou de recommandations afin de garantir la pĂ©rennitĂ© des ressources en eau. Ces prescriptions sont identiques pour les deux ressources.

3.3.1.1. PérimÚtre de protection immédiat
Toutes les activitĂ©s humaines autres que celles destinĂ©es Ă  l’entretien du captage sont interdites dans le pĂ©rimĂštre immĂ©diat. L’intĂ©rieur de ce pĂ©rimĂštre sera rĂ©guliĂšrement entretenu.

Le périmÚtre immédiat, propriété de la commune, sera à clÎturer.

LICCITELLU
170 mÂČ sur la parcelle B n° 343, commune de CARTICASI.
3.3.1.2. PérimÚtre de protection rapproché
Sur les parcelles situĂ©es Ă  l‘intĂ©rieur du pĂ©rimĂštre de protection rapprochĂ©, les activitĂ©s suivantes sont interdites :
- Le pacage y est réglementé, et maintenu à la quantité actuelle,
- Les Ă©pandages y sont interdits,
- L’installation de porcherie et de station de stabulation y est interdite,
- Tout cadavre de bovin, d’ovin et de caprin devra ĂȘtre Ă©liminĂ© immĂ©diatement.

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LICCITELLU
Surface de 12,2 ha sur la commune de CARTICASI: parcelles B n° 343 en partie, B n°336 en partie, B n°340, B n°341 et B n°342.

PERIMETRE DE PROTECTION ELOIGNE

Il n’a pas Ă©tĂ© dĂ©fini de PĂ©rimĂštre de protection Ă©loignĂ© en l’absence de ruisseau Ă  proximitĂ© immĂ©diate de la source.

3.3.2. Mise en place d’une unitĂ© de dĂ©sinfection
Afin de garantir une eau de bonne qualitĂ© bactĂ©riologique, il est prĂ©conisĂ© de mettre en place un dispositif de stĂ©rilisation de nature Ă  solutionner de façon durable l’alimentation en eau du village de CARTICASI du vue qualitatif.

En l’état actuel des connaissances, il existe deux types de dispositif de stĂ©rilisation adaptĂ© au contexte de CARTICASI: le systĂšme pompe doseuse de chlore ou Ă  eau de javel et le systĂšme tube Ă  ultra violets.
Ces deux solutions peuvent ĂȘtre envisagĂ©es sachant que les eaux brutes sont faiblement chargĂ©es en matiĂšre en suspension et que le rĂ©seau de distribution a un faible linĂ©aire (rĂ©servoir proche du village).

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4. INCIDENCE DU PROJET
4.1. ETAT INITIAL
4.1.1. Climatologie
La situation gĂ©ographique de l’Ăźle ainsi que le relief dĂ©terminent l’identitĂ© climatique de la Corse. La pluie, Ă©troitement dĂ©pendante de l’altitude, est l’incontestable arbitre du climat, tandis que la topographie des lieux inflĂ©chit lourdement les tempĂ©ratures.

Le climat mĂ©diterranĂ©en pur existe jusqu’Ă  600 mĂštres environ ; c’est le climat dominant qui couvre prĂšs des deux tiers de l’Ăźle. LĂ , les Ă©tĂ©s sont trĂšs chauds et ensoleillĂ©s avec des maximales de 36° et une tempĂ©rature moyenne de l’eau de 25°. Les hivers sont doux et les pluies abondantes et irrĂ©guliĂšres (600 Ă  800 mm de prĂ©cipitations rĂ©partis sur un nombre de jours faible, de 50 Ă  70 jours par an). La tempĂ©rature moyenne annuelle est de 16°.
Le climat mĂ©diterranĂ©en d’altitude (de 600 Ă  1 200 mĂštres) couvre plus du quart du pays. C’est le climat de la montagne corse, cultivĂ©e et habitĂ©e jusque vers 900 mĂštres; pastorale et forestiĂšre au-dessus. LĂ , la moyenne annuelle est de 10°. Les Ă©tĂ©s sont toujours chauds et ensoleillĂ©s, par contre, les hivers sont rudes avec des minimums nĂ©gatifs. Les prĂ©cipitations sont abondantes, de l’ordre de 800 Ă  1 500 mm par an.
Le climat Ă  tonalitĂ© alpine rĂšgne sur 12% du territoire. Il se caractĂ©rise par l’abondance des prĂ©cipitations, une couche de neige persistante (d’octobre Ă  juin environ) et de basses tempĂ©ratures hivernales.

Les situations altitudinales du village de CARTICASI (850 m NGF) et de la source (1000 m NGF) leur confĂšrent un climat mĂ©diterranĂ©en d’altitude.

Les prĂ©cipitations sont essentiellement rĂ©parties entre Octobre et DĂ©cembre (100 Ă  120 mm par mois) avec un bilan de prĂ©cipitations annuelles de l’ordre de 850 mm.

Figure 3 SynthÚse des températures, précipitations et vents sur la région de CORTE (Météo France).

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Figure : Pluviométrie moyenne annuelle sur la Corse.

4.1.2. Contexte géologique et topographique
La Corse présente une remarquable diversité géologique. On distingue quatre unités séparées par des accidents tectoniques:
 La « Corse Hercynienne » occupant les deux tiers de l’Ăźle Ă  l’Ouest et au Sud est la plus ancienne. Ce socle est composĂ©e de roches plutoniques (granites, diorites et gabbros) et d’un complexe volcanique rhyolitiques dans les massifs du Cinto et d’Osani.
 La « Corse Alpine » occupant le quart Nord-Est de l’Ăźle est caractĂ©risĂ©e par des roches constituĂ©es de « schistes lustrĂ©s » (ophiolites, schistes sĂ©riciteux, prasinites, cipolins, quartzites, serpentines, gneiss).
 La dĂ©pression centrale de nature gĂ©ologique trĂšs diverse est hachĂ©e par de nombreux accidents tectoniques, formant des structures « en Ă©cailles ».
 Les terrains sĂ©dimentaires tertiaires et quaternaires, ce sont les petits bassins calcaro-grĂ©seux, les accumulations conglomĂ©ratiques et les molasses. Ces formations tendres sont entaillĂ©es par les cours d’eau.

Le site d’étude s’inscrit dans la partie de la Corse dite « Corse Alpine ». D’aprĂšs la carte gĂ©ologique au 1/50 000 feuille Corte n°1110, dans la rĂ©gion de Carticasi affleure un complexe de

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roches basiques (serpentinites Λ, mĂ©tabasaltes en coussins ÎŁS, ferrogabbro ΞS
) emballĂ© dans les schistes lustrĂ©s (S) armĂ©s, ici, de calcaire (S1), de calcaire marmorĂ©ens (JC), de quartzite, gneiss et mĂ©taconglomĂ©rat (Sχ). D’importants affleurements de formations superficielles (A) masquent une bonne partie des roches vertes.

Figure 4 : Extrait de la carte géologique de la CORSE, au 1/50 000e.
La source du LICCITELLU Ă©merge au pied d’un Ă©boulis d’un massif de serpentinite qui constitue des reliefs de 1500 Ă  1800 m d’altitude et dont les roches prĂ©sentent une forte fracturation orientĂ©e NNW–SSE.

4.1.3. Caractéristiques des parcelles entourant la source
Les parcelles incluses dans les diffĂ©rents pĂ©rimĂštres de protection ont fait l’objet d‘un repĂ©rage terrain par nos soins avec une description sommaire de l’occupation du sol actuelle.

Le bassin versant proche correspond Ă  une zone d’éboulis de Serpentinite avec une vĂ©gĂ©tation clairsemĂ© d’arbres et arbustes ; la pente est trĂšs forte, de l’ordre de 50%. Le bassin versant Ă©loignĂ© correspond Ă  la hĂȘtraie du massif de SAN PETRONE.
Il n’y aucune activitĂ©s humaines Ă  proximitĂ© immĂ©diate du projet. Les seules traces d’activitĂ©s correspondent aux ouvrages du captage lui-mĂȘme et Ă  la piste carrossable qui a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e pour y accĂ©der.
Le bassin versant d’alimentation du fait de sa forte pente et de son occupation du sol (Ă©boulis, vĂ©gĂ©tation clairsemĂ©, boisements diffus) ne constitue pas une zone potentielle Ă  risque mĂȘme vis-Ă -vis de la divagation d’animaux domestiques ou sauvages.

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PHOTO : Vue des parcelles du périmÚtre rapproché.

PHOTO : Vue du bassin versant d’alimentation topographique thĂ©orique.

4.1.4. Protections au titre de l’environnement – Site NATURA 2000
Les Ă©lĂ©ments du patrimoine naturel ayant un intĂ©rĂȘt Ă©cologique et nĂ©cessitant leur prĂ©servation peuvent faire l’objet de diffĂ©rentes formes de protection, voire d’inventaires scientifiques destinĂ©s Ă  alerter sur la sensibilitĂ© d’un milieu dans le cadre de projets d’amĂ©nagements. Ces Ă©lĂ©ments sont les suivants :
- Sites classés ou inscrits au titre de la loi du 2 mai 1930,
- RĂ©serves naturelles
- ArrĂȘtĂ©s de protection de biotope,

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- Sites NATURA 2000,
- Sites RAMSAR,
- ZICO Zones Importantes pour le Conservation des Oiseaux / ZPS Zones de Protection SpĂ©ciale / ZNIEFF Zones Naturelles d’IntĂ©rĂȘt Faunistique et Floristique (
).

Les futurs pĂ©rimĂštres de protection de la source de LICCITELLU sont totalement inclus dans le pĂ©rimĂštre de la ZNIEFF de type I n° 01050000 dĂ©nommĂ©e « HĂȘtraies du massif de SAN PETRONE» dont la superficie est de 1286 ha ; ce qui garantit Ă  priori une protection supplĂ©mentaire.

4.2. INCIDENCES DU PROJET – MESURES COMPENSATOIRES
4.2.1. Incidence sur la qualité des eaux souterraines
4.2.1.1. Les périmÚtres de protection
L’impact du prĂ©lĂšvement d’eau dans le milieu rĂ©cepteur sur la qualitĂ© de l’eau du cours d’eau est indirect et difficile Ă  Ă©valuer. Il s’agit du processus de dilution du cours d’eau notamment vis-Ă -vis des rejets de pollution domestique. En prĂ©levant une certaine quantitĂ© d’eau, on diminue le volume de dilution des Ă©ventuels rejets de pollution domestique. Ce phĂ©nomĂšne est d’autant plus significatif en annĂ©e hydrologique sĂšche et qui plus ait lorsque le potentiel de pollution domestique est Ă  son maximum avec la population estivale.

Afin de maĂźtriser la pollution accidentelle et la pollution chronique au niveau de la source, la mise en place de pĂ©rimĂštres de protection constitue la meilleure alternative; c’est une obligation rĂ©glementaire.

Sur LICCITELLU, la surface totale des diffĂ©rents pĂ©rimĂštres est de 12,2 ha : 170 mÂČ pour le pĂ©rimĂštre immĂ©diat et le reste pour le pĂ©rimĂštre rapprochĂ©; il n’y a pas de pĂ©rimĂštre Ă©loignĂ©.
4.2.1.2. Le traitement des eaux brutes
MĂȘme si cela n’est pas clairement explicitĂ© dans le projet de renforcement de la DDAF ou le rapport de l’hydrogĂ©ologue agrĂ©Ă©, afin de garantir une eau de bonne qualitĂ© bactĂ©riologique, on ne peut que conseiller de mettre en place un dispositif de stĂ©rilisation de nature Ă  solutionner de façon durable l’alimentation en eau du village de CARTICASI du point de vue qualitatif.

En l’état actuel des connaissances, il existe deux types de dispositif de stĂ©rilisation adaptĂ© au contexte de CARTICASI: le systĂšme pompe doseuse de chlore ou Ă  eau de javel et le systĂšme tube Ă  ultra violets.
Ces deux solutions peuvent ĂȘtre envisagĂ©es sachant que les eaux brutes sont faiblement chargĂ©es en matiĂšre en suspension et que le rĂ©seau de distribution a un faible linĂ©aire (rĂ©servoir proche du village).

L’avantage de la dĂ©sinfection aux ultra violets par rapport aux oxydants (chlore) est que la dĂ©sinfection s’accompagne de la formation d’aucun produit de rĂ©action avec les matiĂšres organiques de l’eau. Par contre, il n’y a pas de possibilitĂ© d’apprĂ©cier de façon immĂ©diate l’efficacitĂ© du traitement par la mesure d’un rĂ©siduel comme dans le cas d’un oxydant chimique. Il n’y a pas d’effet rĂ©manent. L’emploi de la dĂ©sinfection par UV est donc rĂ©servĂ© Ă  la dĂ©sinfection d’eaux dont le circuit de distribution est court et bien entretenu. Enfin, le bon fonctionnement de l’appareil nĂ©cessite une eau de bonne transmittance, c’est Ă  dire une turbiditĂ© infĂ©rieure Ă  1 NTU.

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4.2.2. Incidence sur le milieu aquatique
La source de LICCITELLU et son périmÚtre immédiat qui sera clÎturé sont en dehors du réseau hydrographique naturel et de ces zones humides associées.

4.2.3. Incidence temporaire : gestion de crise et nécessité de maßtriser les besoins
En situation de crise, c’est-Ă -dire en annĂ©e sĂšche de frĂ©quence rare lorsque la source ne permet pas de couvrir les besoins (ruisseaux en Ă©tiage sĂ©vĂšre Ă©galement), il serait souhaitable que la commune mette en Ɠuvre des mesures de restriction des usages de l’eau afin de mĂ©nager la source et de limiter au maximum la pĂ©riode critique pour les cours d’eau.

Ces mesures de restriction pourront faire l’objet d’un arrĂȘtĂ© municipal affichĂ© en mairie et diffusĂ© auprĂšs des principaux consommateurs (activitĂ©s liĂ©es au tourisme). De maniĂšre non exhaustive, ces restrictions pourront concerner toutes les activitĂ©s non liĂ©es Ă  l’hygiĂšne et Ă  la santĂ© humaine: lavage de voitures, arrosage de jardins,
elles pourront aussi concernĂ©es des pĂ©riodes de la journĂ©e plus critique pour la vie biologique (tempĂ©ratures Ă©levĂ©es le jour entre 10h et 18h par exemple).

L’amĂ©lioration du rendement du rĂ©seau d’eau potable doit aussi ĂȘtre une prioritĂ© de la commune toute l’annĂ©e afin de limiter au maximum les pertes.
Le programme de travaux de renforcement réalisé par la DDAF en 2007 et son application constitueront une réponse forte à cette problématique avec le remplacement des canalisations du réseau de distribution en amiante ciment.

En l’absence de compteurs particuliers, l’eau est facturĂ©e de maniĂšre forfaitaire. Afin de responsabiliser les usagers, il sera nĂ©cessaire que la commune passe d’un mode de facturation forfaitaire Ă  un mode de facturation en fonction du volume utilisĂ© sur toute l’annĂ©e lorsque la mise en place des compteurs sera effective.

4.2.4. PĂ©riode des travaux
Etant donnĂ©e la nature des travaux et leur faible ampleur (clĂŽture du pĂ©rimĂštre immĂ©diat, menus travaux sur la source), les risques pour l’environnement sont nĂ©gligeables.

5.MOYENS DE SURVEILLANCE ET DE SECURITE
La surveillance de la source et de ces ouvrages associĂ©s ainsi que le rĂ©seau d’adduction et le rĂ©seau de distribution est assurĂ©e en rĂ©gie par la commune.
5.1. ENTRETIEN DES OUVRAGES DE CAPTAGE
Il y aura lieu de s’assurer assez rĂ©guliĂšrement du bon fonctionnement de l’ouvrage de captage: absence de sables ou de particules fines, de feuilles ou autres Ă©lĂ©ments flottants dans le regard. Une Ă  deux fois par an, il faudra rĂ©aliser un dĂ©broussaillage du pĂ©rimĂštre immĂ©diat et vĂ©rifier le bon Ă©tat de la clĂŽture.
5.2. SUIVI ET SURVEILLANCE
Les moyens de mesure et d’évaluation du volume prĂ©levĂ© seront rĂ©guliĂšrement entretenus et contrĂŽlĂ©s afin de fournir en permanence une information fiable aux services de l’état. Ces Ă©lĂ©ments de suivi seront consignĂ©s sur un registre tenu Ă  la disposition des agents de contrĂŽle.

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6. COMPATIBILITE DU PROJET AVEC LE SDAGE

La commune de CARTICASI s’est engagĂ©e dans la rĂ©gularisation de la source de LICCITELLU servant Ă  son alimentation en eau potable. ConformĂ©ment Ă  la lĂ©gislation en vigueur, la DĂ©claration d’UtilitĂ© Publique (DUP) est indispensable pour autoriser les prĂ©lĂšvements d’eau dans le milieu naturel et acquĂ©rir, si cela est nĂ©cessaire, les terrains pour la rĂ©alisation des pĂ©rimĂštres de protection immĂ©diat et rapprochĂ© afin de prĂ©server les points d’eau contre toute pollution.

Cette ressource ne relĂšve pas du rĂ©gime de la DECLARATION au titre de la loi sur l’eau en application des articles L214-1 et L214-2 du code de l’environnement car le prĂ©lĂšvement annuel thĂ©orique est infĂ©rieur Ă  10 000 m3.

La commune de CARTICASI a rĂ©alisĂ© son programme de renforcement des capacitĂ©s de stockage et de distribution. Celui-ci a permis de faire un diagnostic dĂ©taillĂ© du rĂ©seau d’adduction et de distribution et de leurs ouvrages associĂ©s dĂ©bouchant sur un programme de travaux. Ce programme pour l’Alimentation en Eau Potable a aussi permis d’évaluer les besoins en eau actuels et futurs Ă  l’horizon 2025. Sur la base d’’un rendement du rĂ©seau de 90%, la demande journaliĂšre maximale Ă  l’horizon 2025 a Ă©tĂ© estimĂ©e Ă  64 m3/j. On rappellera que ces besoins seront effectifs uniquement sur une pĂ©riode de l’ordre de 40 j; le reste de l’annĂ©e, les besoins sont Ă©valuĂ©s Ă  7-10 m3/j.

La commune de CARTICASI est responsable de la qualitĂ© de l’eau de consommation distribuĂ©e Ă  leur population par le rĂ©seau de distribution publique. Elle doit s’assurer que cette eau satisfait aux normes sanitaires, et mettre en Ɠuvre l’ensemble des mesures susceptibles de protĂ©ger la qualitĂ© de la ressource.
Les pĂ©rimĂštres de protection s’affirment comme l’outil privilĂ©giĂ© pour atteindre cet objectif. Ils dĂ©limitent autour des points de prĂ©lĂšvement d’eau des zones dans lesquelles les activitĂ©s potentiellement polluantes sont interdites ou rĂ©glementĂ©es, afin de garantir une qualitĂ© de l’eau satisfaisante au regard des normes de potabilitĂ©.
Sur LICCITELLU, la surface totale des diffĂ©rents pĂ©rimĂštres est de 12,2 ha : 170 mÂČ pour le pĂ©rimĂštre immĂ©diat et le reste pour le pĂ©rimĂštre rapprochĂ©.

Afin de garantir une eau de bonne qualitĂ© bactĂ©riologique, on ne peut que conseiller de mettre en place un dispositif de stĂ©rilisation de nature Ă  solutionner de façon durable l’alimentation en eau du village de CARTICASI du point de vue qualitatif.

En situation de crise, c’est-Ă -dire en annĂ©e sĂšche lorsque la source ne permet pas de couvrir les besoins (ruisseaux en Ă©tiage sĂ©vĂšre Ă©galement), il serait souhaitable que la commune mette en Ɠuvre des mesures de restriction des usages de l’eau afin de mĂ©nager la source et de limiter au maximum la pĂ©riode critique pour les cours d’eau.

L’amĂ©lioration du rendement du rĂ©seau d’eau potable doit aussi ĂȘtre une prioritĂ© de la commune toute l’annĂ©e afin de limiter au maximum les pertes. Le programme de travaux de renforcement et son application constituent dĂ©jĂ  une rĂ©ponse forte Ă  cette problĂ©matique.
Enfin, afin de responsabiliser les usagers, il sera nĂ©cessaire que la commune passe d’un mode de facturation forfaitaire Ă  un mode de facturation en fonction du volume utilisĂ© sur toute l’annĂ©e.

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